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Antennes relais ... suite PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Guilhem Johannin   
Jeudi, 07 Mai 2009 09:12

 Les collectifs qui luttent contre les installations d’antennes relais ne sont pas des anti-progrès,

des hommes des cavernes comme on veut bien les présenter souvent pour décrédibiliser leur

action et brouiller le message de fond de leur revendication.

 

On lit sur la banderole « NON à l’antenne relais », alors que le collectif réclame en fait …

beaucoup plus d’antennes !

Paradoxal ? pas du tout ! … petite explication :

Une antenne permet en moyenne la connexion d’une centaine de téléphones en même temps.

Le rayon d’action de l’antenne dépend de la puissance de celle-ci. Ainsi, plus l’antenne est

puissante, plus la zone de couverture de cette antenne est grande.

En schématisant, il faut 10 fois plus d’antennes d’une puissance de 0,6 V/M que d’antennes

de 6V/M pour couvrir Béziers. Attention, le rapport n’est pas linéaire… il y a sûrement une

racine carrée quelque part dans l’équation.

Vous me direz : des ondes et des rayons, il y en a partout et depuis longtemps. C’est vrai. A

commencer par les rayons du soleil dont on a longtemps vanté les vertus… avant de

reconnaître qu’ils étaient à l’origine de beaucoup de mélanomes.

A-t-on pour autant décrété la fermeture des plages du 15 mai au 15 septembre ? bien sûr que

non, mais les autorités ont recommandé (sur avis médical) de ne plus s’exposer aux heures les

plus chaudes parce que le rayonnement y est le plus fort… tient tient… on admet donc le

principe que la « puissance » est source de nocivité graduelle.

Si un ferry dispose de 1000 gilets de sauvetage, c’est qu’il peut transporter 1000 passagers en

toute sécurité, même si beaucoup plus de personnes pourrait monter à bord et profiter de la

traversée.

C’est pareil pour les antennes, sauf que l’on est dans l’invisible.

Les collectifs partout en Europe se basent sur les mêmes travaux scientifiques et sont tous

d’accord pour admettre que jusqu’à 0,6V/M l’impact sur la santé est nul, quelque soit l’âge de

la population.

La revendication est donc que les antennes soient « bridées » pour ne pas dépasser la

puissance de 0,6V/M.

Les antennes de 3ème génération à la norme UMTS qui remplace peu à peu la norme GSM

sont conçues pour une puissance max de 61V/M, soit 100 fois la puissance reconnue

inoffensive.

Pourquoi une telle puissance ? pour les stations de rase campagne ? possible… Mais en ville ?

Pour faire un parallèle, c’est comme toutes ces voitures familiales qui peuvent rouler à

250KM/H sorties d’usine alors que la vitesse autorisée n’est que de 130KM/H.

Cette valeur de 0,6V/M est appliquée dans d’autres pays européens, notamment en Autriche.

C’est la preuve que c’est techniquement possible, contrairement aux affirmations des

opérateurs.

Pour ces derniers, le calcul n’est qu’économique : satisfaire tout le biterrois nécessiterait

l’installation de plus d’antennes et donc… un investissement plus important.